La FPJQ décerne son prix de la Noirceur à Hydro-Québec
La FPJQ a remis aujourd’hui une récompense peu enviable à Hydro-Québec. La société d’État a reçu le nouveau prix de la Noirceur, remis à «l’organisme public qui manifeste le moins de transparence et pose le plus d’obstacles à la diffusion de l’information».
Plus précisément, ce sont des problèmes entourant une demande d’informations liée à des clients mécontents d’Hydro-Québec qui ont valu ce prix à l’entreprise.
Le jury, formé des journalistes Alain Gravel de Radio-Canada, Michel Jean de TVA et Vincent Marissal de La Presse, a évalué les «candidatures» soumises par les journalistes en fonction de différents critères. Parmi ceux-ci : la mauvaise foi manifestée par l’organisme (délais inexplicables, coûts supplémentaires et autres obstacles), l’intérêt du public, l’impact sur la population et le passé de l’organisme.
La deuxième place est allée au Conseil de bande de Betsiamites, sur la Côte Nord, qui impose un laissez-passer aux journalistes pour l’entrée sur son territoire.
C’est le maire de Roxton Falls, Jean-Marie Laplante, qui occupe le troisième rang. M. Laplante a refusé de répondre aux questions du journal local en raison d’un reportage de ce dernier sur des agissements illégaux de la municipalité. Il a également menacé le journal d’arrêter la diffusion des avis publics, avis qui sont payés par les fonds publics.

Juin 2010
Chargement...
Je suis parfaitement d’accord avec votre choix comme prix de la noirceur: comme victime du triangle noir du verglas de 1998 pendant 26 jours, j’ai toujours dit qu’il aurait fallu qu’Hydro-Québec tiennent ses conférences de presse pendant cette épreuve non pas devant les caméras, mais à la radio, pour que ceux qui gelaient dans la pénombre puissent comprendre ce que leur compagnie d’électricité leur faisait endurer. Pour plusieurs, le seul contact avec le monde extérieur et la source d’informations sur les progrès de rétablissement du courant était le petit radio à piles, ce qu’Hydro-Québec n’a pas semblé avoir compris.