La table est mise au Journal de Montréal

Mardi 10 novembre 2009
Par Annabelle Blais

Journal_de_MontrealCe mercredi 11 novembre, en ce jour du Souvenir, le syndicat et les patrons du Journal de Montréal respecteront un cessez-le-feu, question de se rappeler que la négociation demeure la seule planche de salut d’un conflit.

En effet, c’est demain  qu’aura lieu la première rencontre en près de 10 mois entre le Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal (STIJM) et la direction du Journal, en présence du conciliateur Pierre-Marc Bédard.

«Ce n’est pas une négociation, mais on espère que cette rencontre nous amènera à négocier», précise Raynald Leblanc, président du STIJM. Il s’agit plutôt d’une rencontre qui a pour objectif d’aborder le cadre de discussion voté par le STIJM le 7 octobre dernier. Ce cadre régit les enjeux importants du conflit de façon non exhaustive. «Le contenu est basé sur l’ouverture, mais n’est pas détaillé parce qu’on ne veut pas être menottés, ce ne sont pas des pré-négociations», insiste-t-il. La réunion se veut donc une sorte de déclaration d’intention mutuelle visant à assurer la mise en place d’un dialogue sérieux.

Rappelons que les patrons du Journal de Montréal cherchent à définir un nouveau modèle d’affaires pour le quotidien. Les avantages sociaux, l’allongement de la semaine de travail, la réduction des effectifs et le multiplateforme ne sont que quelques-uns des points au cœur du désaccord. 253 employés sont toujours sur le trottoir.

Les dernières discussions entre les deux parties remontent au 22 janvier 2009; la direction avait alors décrété le lock-out deux jours plus tard. «La table est mise», déclare M. Leblanc à propos de la réunion de demain. «Reste à savoir si les convives vont vouloir y rester!»

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