Steve Proulx quitte ses fonctions de rédacteur en chef du Trente
Steve Proulx a fait savoir aujourd’hui qu’il allait quitter son poste de rédacteur en chef du magazine Trente après avoir complété le numéro de décembre.
Rejoint au téléphone, il a expliqué que c’est principalement son emploi du temps chargé qui a contribué à sa décision. Les événements des dernières semaines ont aussi pesé dans la balance.
«Je veux me consacrer à mes livres, a-t-il indiqué. Et il y a aussi le fait que je me sentais de plus en plus avec le syndrome de l’imposteur. Je suis chroniqueur au Voir, mais du travail de journalisme, j’en fait de moins en moins. Ma série de romans m’occupe beaucoup, tout comme les salons du livre qui s’en viennent. Je veux donner la chance à ce projet pour qu’il fonctionne. C’est un peu le même geste que j’avais fait il y a quelques années, quand je suis passé de graphiste à journaliste. Tranquillement, je veux voir où la littérature peut me mener.»
Concernant «l’épisode des statuts Facebook», M. Proulx a réitéré la position qu’il avait évoquée dans ce même blogue la semaine dernière. «Oui, j’ai fait cette liste, je l’ai envoyée pour qu’elle soit diffusée, mais ce n’est pas moi qui l’a mise en ligne. La liste provenait surtout d’un gars qui craignait que la FPJQ et le Trente se radicalisent. Par la suite, j’ai eu une discussion avec Martin Bisaillon et mes doutes sont disparus.»
Et comment évaluer son apport au Trente dans la dernière année? «Il y a peut-être un intérêt un peu plus grandissant pour le Trente dans la communauté journalistique, a-t-il noté. À mon arrivée, c’était difficile de trouver des collaborateurs, des idées de textes. Plus les mois avançaient, plus on se faisait offrir des textes. C’est peut-être aussi parce qu’on a travaillé le côté graphisme. Et on a voulu donner un ton au magazine. Le prochain rédacteur en chef, s’il poursuit sur cette lancée, pourra compter sur plusieurs personnes qui veulent écrire.»
M. Proulx avait agi à titre de co-rédacteur en chef en collaboration avec Jean-François Parent pour quelques numéros en 2007, avant de tenir les rênes du numéro de décembre 2008, puis de reprendre officiellement le flambeau pour le numéro de mai 2009.


Janvier 2011
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Je sais ce que ça représente, que de diriger le Trente, pour l’avoir fait pendant deux ans et demi. Steve a emmené le magazine à un niveau supérieur. Le Trente cuvée Proulx est attrayant sur le plan du contenant, pertinent plus que jamais sur le plan du contenu. Son successeur aura de grosses chaussures à chausser. Chapeau!