Et si les stages d’été n’existaient pas?
Un coup de sonde laisse entendre que pour un deuxième été, les stages rémunérés dans différents quotidiens de Gesca sont incertains. Les quotidiens La Presse, Le Soleil et La Tribune ne savent pas encore s’ils offriront des stages d’été rémunérés en 2010.
«Nous n’avons encore rien décidé», a écrit le rédacteur en chef du quotidien de la rue Saint-Jacques, Éric Trottier, dans un courriel.
Plusieurs médias avaient annulé l’embauche de stagiaires pour la période estivale, en 2009. Joint par courriel, le rédacteur en chef de La Tribune, Maurice Cloutier, estime qu’il est encore «trop tôt» pour savoir si des stages rémunérés seront offerts par le quotidien sherbrookois en 2010.
Au Soleil, à Québec, les stages fonctionnent sensiblement de la même façon qu’à La Presse. Le quotidien avait aussi choisi d’y renoncer l’an dernier, mais avait embauché des journalistes surnuméraires à cette période. Là aussi, il est encore trop tôt pour savoir si des stages seront ouverts. La décision devrait être prise soit en début d’année, soit au printemps, selon la direction et le syndicat. De nombreux journalistes qui signent régulièrement des textes dans les pages du quotidien ont fait leur entrée par cette porte.
Depuis une vingtaine d’années, La Presse sélectionnait une demi-douzaine d’aspirants journalistes pour qu’ils intègrent sa rédaction pendant dix semaines. Pour l’été 2009, le concours avait été annoncé le 14 janvier sur le site web du journal. La Presse avait ensuite convoqué une cinquantaine de candidats (dont l’auteur de ces lignes) afin qu’ils passent un examen de sélection au début du mois d’avril 2009. Mais le quotidien les avait finalement informés par courriel que les stages seraient annulés, par souci d’économie.
(Avec Pierre-Olivier Fortin, journaliste surnuméraire au Soleil)


Janvier 2011
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