Négociations chez Gesca : point de vue du syndicat du Soleil

Mercredi 2 décembre 2009
Par Sandra Lalancette

Le SoleilLes négociations s’amorcent du côté des journaux régionaux de Gesca. Après La Presse, c’est au tour des syndicats des quotidiens Le Droit, La Tribune, La Voix de l’Est, Le Nouvelliste, Le Soleil, Le Quotidien et le Progrès-Dimanche de négocier avec leur employeur. Fin du journal le dimanche? Fin de la semaine de 4 jours? Début du multiplateforme?

«Il y a quelques semaines, les patrons ont rencontré les employés du Soleil directement, sans passer par le syndicat, pour présenter différents scénarios. Ils ont fait la même chose dans les autres régions», raconte le président du syndicat de la rédaction du Soleil, Baptiste Ricard-Châtelain. Quelques scénarios ont alors été évoqués : déménager les bureaux administratifs à Québec, produire la publicité à Montréal… et, surtout, sauver 10 millions $. L’objectif de cette rencontre, selon Baptiste Ricard-Châtelain : «déstabiliser les employés, leur faire peur, semer une graine pour préparer les négociations».

Le syndicat n’a toujours pas reçu de cahier de demandes officiel de l’employeur. Toutefois, d’après Ricard-Châtelain, le scénario de mettre fin à l’édition du dimanche n’est pas sur la table puisque «c’est trop rentable». De plus, l’intégration du Web négocié à La Presse «n’est même pas une concession» puisque c’est un souhait des employés.

Ce qui risque donc d’achopper? Pour l’instant, on pense tout de suite à la fin de la semaine de 4 jours, sans hausse de salaire. «Ce qu’on trouve ridicule, c’est qu’ils ne connaissent pas le travail dans une salle de rédaction. Ce n’est pas vrai qu’on travaille 35 heures, on fait tous du temps supplémentaire et on ne le facture pas.»

Il ajoute : «On a déjà fait notre part, on a coupé beaucoup de postes, une vingtaine de postes permanents, il y a eu des départs à la retraite, des jeunes talentueux restent surnuméraires, ils ne sont jamais affectés aux mêmes dossiers, ce n’est pas sain pour l’information. Oui, il y a eu une baisse des revenus publicitaires, mais les finances vont très bien.»

Ce n’est pas dans un climat de menace de fermeture que se feront ces négociations. «On ne parle pas de sauver l’entreprise. On parle de faire encore plus d’argent», conclut Baptiste Ricard-Châtelain.

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