Le Devoir misera sur ses forces pour développer son nouveau site web
La cinquième fois fut la bonne. Le 17 novembre dernier, Le Devoir lançait officiellement son nouveau site internet après cinq tentatives marquées par des problèmes avec le serveur. Et les résultats de cette refonte sont déjà perceptibles. «Au début, on a eu quelques réactions agressives, les gens étaient déboussolés et s’exprimaient fort, mais maintenant nos lecteurs se sont habitués et la fréquentations du site a même augmenté de 25 %», remarque le journaliste-pupitreur web Paul Cauchon.
Aujourd’hui, la version en ligne du quotidien est en processus d’amélioration. «D’ici février, le travail de nettoyage devrait être terminé», explique M. Cauchon. Par exemple, la page d’accueil sera allégée et l’utilisation des outils de recherches sera facilitée.
«Il y aura également une deuxième étape afin de pousser un peu plus loin, ce pourrait être par le développement de forums de discussion, la mise en ligne de vidéos, la monétisation, etc. Il faudra réfléchir au contenu journalistique et commercial», dit-il. Quant à savoir si l’application iPhone est pour bientôt, M. Cauchon espère bien que ce sera le cas et cela fait partie des nombreux détails qui doivent encore être discutés.
L’objectif de cette entreprise de rafraîchissement est loin d’être une coquetterie. Une refonte complète du journal, qui est présent sur le cyberespace depuis 1997, s’imposait. «Pour employer un grand cliché, on sait qu’une bonne partie de notre avenir se joue sur le web. Nous voulions donc explorer de nouvelles avenues, précise M. Cauchon. Nos outils de gestion n’étaient plus assez performants». Les mises à jour représentaient notamment un processus laborieux, ce qui était devenu un handicap majeur à l’ère de l’information continue.
«Il nous fallait un outil plus souple. On voulait plus d’interactivité, on apprivoise l’information continue, indique le journaliste-pupitreur web. Mais l’objectif n’a jamais été de faire compétition à Cyberpresse ou au site de Radio-Canada, on n’a pas les ressources pour ça. On cible plutôt certains dossiers en fonction de nos lecteurs et on effectue des mises à jour».
M. Cauchon affirme que l’idée n’est pas de mettre un nouveau texte toutes les heures, et des vidéos toutes les demi-heures. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y en aura pas. «Dernièrement, nos chroniqueurs musicaux ont mis en ligne des fichiers musicaux et nos lecteurs ont beaucoup aimé, donc ça pourrait être développé». Le quotidien cherche avant tout à suivre sa propre voie, «C’est important pour nous de rester en ligne avec les forces du Devoir, ce pourrait être en devenant un lieu de débat, par exemple».


Janvier 2011
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