Moins d’argent aux Affaires étrangères pour traiter les demandes d’accès à l’information?

Lundi 11 janvier 2010
Par Bahador Zabihiyan
Dossiers accès à l'information

Photo: plex/www.sxc.hu

Monique McCulloch, la directrice de la Direction de l’accès à l’information et de la protection des renseignements personnels au sein du ministère des Affaires étrangères, s’inquiète des coupures budgétaires «extrêmes» que va subir son service.

Dans un courriel daté de mai 2009 dont le Trente a obtenu une copie à la suite d’une demande d’accès à l’information, elle explique à une autre cadre du Ministère que la situation budgétaire lui «cause des inquiétudes sérieuses». «Néanmoins, je suis extrêmement préoccupée par l’impact négative que cette réduction significative occasionnera à mon budget « ops » (opérations, NDLR) pour cette année fiscale», explique-t-elle dans ce courriel rédigé principalement en anglais.

Mme McCulloch énumère ensuite une demi-douzaine d’effets négatifs que les coupures budgétaires risquent d’avoir sur le traitement des demandes d’accès à l’information. «L’équipe va avoir l’impression que nous avons perdu la bataille (…) et que nous sommes en train de revenir à la situation chronique», écrit-elle.

En 2007-2008, le Ministère a reçu 736 demandes d’accès du public (ce qui inclut les demandes des journalistes), selon le dernier rapport du Commissariat à l’information du Canada (CIC).

De plus, toujours en 2007-2008, le ministère a reçu plus de 1 000 demandes de consultation de la part des autres organismes publics. Le manque de moyens au sein du ministère peut ralentir les délais de traitement des demandes dans l’ensemble des organismes publics.

«Toute mon équipe va être étiqueté comme incompétente!!», s’exclame Mme McCulloch. Elle précise que son service devra laisser partir «11 consultants», et que les dossiers en retard vont s’accumuler encore.

Pourtant, le Ministère avait été critiqué dans un rapport du CIC, en février 2009. «De toute évidence, le MAECI fait face à d’imposants défis dans le domaine de l’accès à l’information, principalement parce qu’il reçoit beaucoup de demandes de consultation. Ce volume de travail accru, qu’on ne s’attend pas à voir diminuer dans le futur, constitue un fardeau pour le personnel de l’accès à l’information du MAECI. Le bureau de l’accès à l’information a demandé du financement pour obtenir davantage de ressources, ce qui devrait contribuer à alléger le volume de travail quelque peu», peut-on lire dans le rapport.

Nous avons contacté le service des relations avec les médias du MAECI au sujet des coupures budgétaires au sein du département de l’accès à l’information. Nous publierons leur réaction dès que celle-ci sera disponible.

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Un commentaire sur “Moins d’argent aux Affaires étrangères pour traiter les demandes d’accès à l’information?”

  1. bahador zabihiyan

    Hélène Buzzetti, du quotien Le Devoir, a publié un article sur le même sujet aujourd’hui:

    http://passpack.tv/politique/canada/280921/mission-afghane-ottawa-met-300-jours-pour-repondre-aux-demandes-d-informations

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