Fermeture du 690 : le syndicat cherche des solutions
Corus Entertainment a annoncé le 29 janvier dernier qu’elle mettait fin aux activités de ses stations AM Info690 et 940AM Montreal’s Greatest Hits, un choix qui a évidemment déçu le syndicat, qui cherche maintenant à protéger les ressources restantes.
«Nous comprenons la fermeture puisque nous savions qu’une épée de Damoclès flottait au-dessus de nos têtes depuis huit ans, confie Claude Hébert, secrétaire général du SGR. Ce qui ne veut pas dire pour autant que nous ne tenterons pas de minimiser la baisse de l’information et la baisse des postes dans ce secteur», précise-t-il.
Les coupures reliées à la fermeture des stations nuiront à l’information, affirme M. Hébert. «Ça nous force à faire un job sommaire, ce qui n’améliore certes pas la qualité des produits», avance-t-il.
Claude Hébert prétend que Corus a déjà reçu des plaintes concernant la diminution du nombre de reporters à la circulation et dans un milieu comme celui de Montréal, connaître la situation de la circulation est à son sens «à peu près essentiel».
Des questions demeurent
Tout de même, le porte-parole du Syndicat s’explique mal la décision de Corus, qui, estime-t-il, est sur une pente ascendante à l’heure actuelle. «L’entreprise fait des profits et a un bel avenir devant elle. Un exemple : la station CKAC est en avance sur le plan budgétaire prévu. Alors oui, on comprend que la dynamique du milieu de l’information a changé, mais l’employeur doit saisir l’occasion de remonter les aspects les moins rentables avec le personnel déjà en place».
Trop bien payées, les vedettes?
M. Hébert soutient ne pas vouloir se mettre les vedettes à dos, mais souligne que même si quelques dollars étaient soustraits de la paie des noms d’importance, ils ne s’en ressentiraient pas autant que les communicateurs moyens.
Même s’il avoue n’avoir rien contre les vedettes engagées à gros prix par l’employeur, Claude Hébert émet une certaine incompréhension vis-à-vis la nécessité de donner de l’or aux gros noms. «On se demande pourquoi Corus enrichit les vedettes pour en enlever d’autre part aux artisans moyens».


Janvier 2011
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