Gomery veut «embarrasser» les fautifs

Vendredi 19 février 2010
Par Jean-Michel Nahas

Conseil de presseL’ex-juge John Gomery nommé officiellement aujourd’hui à la présidence du Conseil de presse entend «embarrasser» davantage les journalistes qui se rendront coupables de fautes déontologiques.

En point de presse ce matin, l’ancienne célébrité de la commission d’enquête du programme des commandites a dit vouloir rendre plus incisives les décisions de l’organisme afin qu’elles gênent davantage les journalistes fautifs.

«Il n’y a pas un reporter au monde qui aime être critiqué par ses pairs. Si je peux rendre encore plus embarrassantes les recommandations du Conseil, je pense qu’il s’agit d’un moyen de contrôle assez efficace», a-t-il fait valoir.

Il ne faut donc pas s’attendre à ce que les décisions de l’organisme s’accompagnent de sanctions supplémentaires – amendes, retrait de carte de presse -  sous le règne de John Gomery.

La gratuité des médias en ligne le laisse perplexe. M. Gomery ne digère pas que les lecteurs soient encouragés à lire leurs nouvelles sur Internet sans débourser un seul sou. «Si tu ne payes pas, comment peux-tu t’attendre à de la qualité. L’information gratuite vaut ce que tu obtiens quand tu ne payes pas. Je pense que c’est une erreur à corriger et au Conseil, nous allons encourager la résolution de ce problème», a-t-il souligné.

Quant à la convergence qui se généralise, elle découle du capitalisme, ce qui en fait un ennemi très difficile à atteindre, a dit l’ancien magistrat de 77 ans.

John H. Gomery a pris sa retraite de la cour supérieure le 9 août 2007, jour de son 75e anniversaire. Il en était sorti l’automne dernier pour donner son appui à Projet Montréal. Sa fille Cym se présentait comme conseillère dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce pour ce parti, mais elle a été battue. L’ancien juriste soutient que son association avec la formation de Richard Bergeron ne prévalait que pour la durée de la campagne municipale.

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