Grève des signatures au Nouvelliste
La convention collective du Nouvelliste de Trois-Rivières est échue depuis 2007 et les syndiqués ont décidé qu’ils avaient assez attendu. Dans les deux dernières éditions, les textes du Nouvelliste ne sont pas signés par les journalistes.
Le Syndicat de l’information du Nouvelliste (SIN) a fait savoir que cette grève des signatures serait maintenue pour une période indéterminée.
Les journalistes sont sans contrat de travail depuis près de trois ans et ce, bien qu’un dépôt de document de travail ait été fait par la partie syndicale pour lancer les négociations. Depuis, six rencontres ont eu lieu au cours desquelles la partie patronale a déposé trois versions de son cahier de demandes «dont une constituant une attaque sans précédent aux conditions de travail des journalistes», aux dire du syndicat, et ce, sans déposer les états financiers du journal.
Selon le Syndicat, la partie patronale souhaite «tirer un trait sur le contrat de travail 2008-2009 et négocier un contrat de travail allant jusqu’en 2012» alors que tous les autres journaux du groupe Gesca, à l’exception de La Voix de l’Est, ont pu négocier ce contrat de travail et obtenir des augmentations de salaire de 2 à 3%.
Le SIN a fait savoir à la partie patronale qu’il refuserait toute négociation tant que le passé n’aurait pas été réglé et ce, à des conditions semblables à celles que l’on retrouve chez les autres journaux Gesca.
Le SIN refuse de voir s’installer «un retard historique» dans le salaire de ses journalistes, un retard qui, estime-t-il, serait impossible à rattraper dans l’avenir.
Les journalistes du quotidien trifluvien profitent du soutien des autres salles de presse du groupe GESCA qui, par résolution, ont pris l’engagement de ne pas conclure d’entente sur six points majeurs du futur contrat de travail tant que les journalistes du Nouvelliste et ceux de La Voix de l’Est n’auront pas «réglé le passé à leur satisfaction».


Janvier 2011
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Je doute de l’efficacité d’un tel moyen de pression.
Je ne vois pas d’autre utilité que de faire savoir au public que les employés sont toujours en attente d’une entente, un peu comme lorsque les policiers s’amusent à porter des pantalons fluos. Sauf que le public accorde-t-il tant d’importance à la signature? C’est là que j’ai un doute.
Certes, le geste fait parler maintenant, mais qu’en sera-t-il à long terme? Si un lock-out au Réveil, JdeQ et JdeM peut durer des mois, imaginons une grève des signatures!
L’appui des autres salles de nouvelles, met, je crois, plus de pression.