Le Journal de Québec cherche-t-il à contourner une règle de la Tribune de la presse?
Certains journalistes de la Tribune de la presse de Québec ont du mal à digérer l’arrivée de nouveaux journalistes politiques au Journal de Québec.
C’est qu’en 2009, les membres de la Tribune de la presse à Québec ont changé les règles pour obtenir une accréditation: aucun journaliste travaillant pour un média rattaché à un conglomérat aux prises avec un conflit de travail ne pourrait dorénavant obtenir une accréditation. Concrètement, ça signifie, par exemple, qu’un journaliste qui travaille pour le Journal de Québec ne peut obtenir une nouvelle accréditation, en raison du lock-out au Journal de Montréal.
Mais Quebecor quitte la Presse canadienne le 1er juillet. «En voyant cette échéance arriver, c’est important d’engager de bons journalistes politiques», explique Donald Charrette, directeur du bureau politique.
Au début de l’année 2010, quatre postes de journalistes étaient donc ouverts au Journal de Québec, qui gère maintenant les postes de journalistes politiques pour les journaux de Quebecor, autant à Ottawa qu’à Québec.
À Michel Hébert, déjà basé à la Colline, se sont greffés Taïeb Moalla, qui était surnuméraire au Journal, Geneviève Lajoie, du Courrier parlementaire, et on a engagé deux journalistes de La Presse canadienne, Rémi Nadeau et Martin Ouellet (ce dernier est finalement retourné à la Presse canadienne). Ces deux journalistes possédaient déjà une accréditation pour la Tribune de la presse et pouvaient la conserver, même en changeant de média et même en travaillant pour un média qui ne peut obtenir de nouvelles accréditations, rappelons-le.
Cette situation a créé une grogne au sein de la Tribune de la presse. Certains ont eu l’impression de s’en être fait passer une «p’tite vite» par Quebecor qui chercheraient ainsi, selon certains journalistes politiques avec qui le Trente a discuté, à contourner les nouvelles règles.
Du côté du Journal de Québec, on assure qu’on n’a pas engagé ces journalistes parce qu’ils possédaient déjà une accréditation. «On cherchait de bons journalistes», nous a répondu Donald Charette.
Il a également souligné que Rémi Nadeau ne travaille pas à partir des bureaux de la Tribune, mais bien à partir des bureaux du Journal de Québec, et qu’il travaille pour la section du «général», même si parfois certains sujets se chevauchent.
Il reste un poste à combler comme journaliste politique au Journal de Québec. Est-ce que, pour avoir ce poste, posséder déjà une accréditation est considéré comme un atout? Donald Charette reste prudent sur cette question…

Juin 2010
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Il y a des choses qui me laisseront toujours perplexe: comme réfuter des hypothèses, et, par la suite, à une question plus directe, patiner pour ne pas montrer qu’on ment ou ne pas donner raison aux hypothèses. Comme si ce patinage n’en disait pas plus long. Si on ment, qu’on l’assume et le fasse jusqu’au bout! Sinon, pourquoi patiner?
De plus en plus déprimant Quebecor.