Les négociations avancent «à vitesse moyenne» chez Corus

Mardi 9 février 2010
Par Marc-André Pelletier

Corus EntertainmentLes négociations avec Corus progressent «à vitesse moyenne», indique le secrétaire général du Syndicat général de la radio (SGR) FCN-CSN, Claude Hébert. La convention collective y régissant les conditions de travail des journalistes est échue depuis le 31 août 2008.

«Nos négociations n’ont rien à voir avec la situation que l’on connaît avec Quebecor et le Journal de Montréal. Ça se fait dans le respect entre nous et l’employeur, même si les demandes sont un peu en rupture avec celles qu’on a connues l’an dernier. On nous demande d’en faire autant avec moins d’effectifs», opine M. Hébert.

Le porte-parole avoue toutefois qu’il est plus compliqué de faire rouler trois stations avec seulement 100 employés, tous les domaines inclus. «Ce n’est pas facile. Tout le monde en a plus à faire et ils (les dirigeants de Corus) nous demandent de travailler comme si nous étions bien plus d’employés», explique-t-il.

L’employeur demande principalement une réduction du salaire horaire et une augmentation du nombre d’heures travaillées.

Prêt à discuter
D’entrée de jeu, le secrétaire général du Syndicat lance : «Nous sommes prêts à faire des concessions.»

S’il accorde que les négociations sont lentes, Claude Hébert prétend que les demandes du SGR sont raisonnables. «Nous désirons conserver les conditions actuelles, bien sûr, mais nous voulons créer des comités conjoints sur l’organisation du travail.»

Visiblement prudent sur le sujet, M. Hébert avance qu’il faudra aller chercher le meilleur de chacun pour se munir des meilleurs instruments afin de dépasser Astral Media. «On veut suivre le coût de la vie et on aimerait revenir à l’information brute et aussi objective que possible», note M. Hébert.

Confiant pour l’avenir
Même si l’information-spectacle connaît selon lui une croissance importante, il demeure confiant en regardant les défis qui se pointent pour le futur. «Je ne crois pas avoir peur pour l’avenir. L’information a besoin de revenir à un certain niveau de qualité et il faudrait compter les deux types d’information – neutre et spectacle – en parallèle et il n’y aurait pas de problème.»

Tags:

Laisser un commentaire