Branchez-Vous! et le journalisme à 10 $ l’heure

Une offre d’emploi publiée sur le site de Québec89, le penchant québécois de Rue89, et associé au portail Branchez-Vous! :
Québec89, un site-laboratoire de journalisme web associé au site français Rue89 et au portail québécois BRANCHEZ-VOUS!, cherche un(e) pigiste pour assurer la coordination éditoriale du site sur une base régulière.
Conditions du mandat :
* 20 heures par mois
* à domicile
* 200$ par mois (payé mensuellement, sur présentation de facture)
Votre mission :
* Solliciter et collecter par courriel des reportages et des articles d’opinion soumis par des collaborateurs bénévoles (étudiants en journalisme et journalistes, enseignants, consultants, écrivains et usagers du site), avec l’objectif d’obtenir au moins trois articles par semaine
* Relire et corriger les articles, et finaliser leur mise en forme (titre, image d’illustration)
* Pour les jours ouvrables sans article original, sélectionner un article de Rue89 pertinent pour le lectorat québécois
* S’assurer de la mise en ligne d’un article par jour du lundi au vendredi – en assistant les collaborateurs dans la mise en ligne de leurs propres articles et en mettant en ligne les articles tirés du site Rue89
Le mandat exige :
* Une excellente maîtrise du français écrit
* Une expérience ou une formation universitaire en journalisme
* Une curiosité et un sens journalistique
* Un bon sens de l’organisation
* Autonomie, diplomatie et persévérance
Un chausson avec ça? Le salaire minimum passera à 9,50 $ l’heure au 1er mai, et quelle valeur accorde-t-on à la différence entre ce minimum et quelqu’un qui possède «une expérience ou une formation universitaire en journalisme»? Cinquante cennes.
La personne qui fera le travail décrit ci-dessus, à 200 $ pour vingt heures, gagnera 10 $ l’heure, à peu près le même salaire que pour l’employé au bas de l’échelle chez McDonald’s.
Encore là, il faut que le coordonnateur ou la coordonnatrice soit d’une efficacité exemplaire. Il y a 22 ou 23 jours ouvrables par mois. Il faut commander et relire au moins trois articles par semaine, et publier au moins un article les autres jours. On s’entend que la recherche, la sollicitation, la révision, la mise en ligne, tout ça ne se fait pas instantanément. À 22 jours ouvrables par mois, ça laisse 54 minutes par jour pour faire le travail (200 heures / 22 jours) et maintenir son mirobolant dix dollars l’heure. Au-delà de ça, le taux horaire descend.
Ceux que cette personne coordonnera ne gagneront rien. Mais ils pourront être publiés, ce qui est mieux que rien, n’est-ce pas? Aussi bien démarrer son propre blogue…
Divulgation obligatoire : à peu près tout le monde qui participe à l’œuvre collective qu’est le Trente (incluant le blogue) est, au mieux, sous-payé et, au pire, bénévole. Le Trente ne génère pas de profits – ou très peu, et ils y sont alors réinvestis –, et il est publié par un organisme à but non lucratif.
Je vois donc une différence avez Branchez-Vous, qui est une entreprise commerciale dont l’objectif est de faire des profits, et qui a tout de même le culot de baser une partie de son plan d’affaires sur l’embauche de journalistes bénévoles. Plusieurs entreprises médiatiques profitent des mauvaises perspectives d’emploi pour sous-payer les journalistes. Mais, pas payer, c’est nouveau.
Penserait-on à faire la même chose avec des webmestres, comptables ou représentants aux ventes?
Ça donne en tout cas une idée de la valeur que l’entreprise accorde à la production d’information.
L’offre est ici, les candidatures et les lettres d’indignation peuvent être acheminées à : quebec89@branchez-vous.com avant le mardi 30 mars à 17h.


Janvier 2011
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Indignation envoyée. Ridicule, cette offre. La considération du travail de journaliste, de qualité de surcroît, mérite mieux que ces « pinottes ».
C’est vraiment ridicule comment on prend les gens pour des cons. Je préfère travailler comme humble réceptionniste et avoir mon propre blog. Ma job est plate même si j’ai un bac en poche et je ne travaille pas dans mon domaine. Mais au moins, je suis payée pour le travail que je fais.
Ayant lu plus attentivement le mandat avant les conditions, je trouvais l’offre intéressante. Le nombre d’heures pouvant bien se mouler à mon horaire déjà bien remplie.
Toutefois, le salaire a été turn-off, avouons-le. Surtout que ce genre de mandat peut facilement déborder dans le nombre d’heures.
Cependant, je vous trouve dur sur le côté bénévole du modèle 89. Pas du poste de coordonnateur, mais de la contribution des journalistes-citoyen. Ce n’est pas caché que ce site considère le public comme un « poumon ».
« Pourquoi ne pas partir son blogue? » Pourquoi ne pas participer à un site qui assure un lectorat, chose incertaine en partant un blogue. Les bénévoles n’ont pas besoin d’être journaliste, au contraire, à ce que je sache. C’est la participation citoyenne qui est, en partie, à la base de Rue89 et, évidemment, de Québec89.
Le bénévolat n’est, à mes yeux, jamais une erreur – tant que ce n’est pas de l’exploitation cachée.
La contribution au site était, au départ, rémunérée. La direction de Quebec89 a récemment annoncé à ses pigistes qu’ils n’étaient dorénavant plus payés. La décision n’est donc pas motivée par le désir de créer un espace public, mais simplement de diminuer ses frais.
En France, sur le site inspirateur, Rue89, la contribution du public est mise à profit pour la recherche, la documentation et l’approfondissement des sujets traités, et bien sûr les commentaires. Mais ils ont cessé de publier directement les textes provenant du public. Le directeur, Pascal Riché, a même qualifié l’expérience de « catastrophique », lors d’un atelier au dernier congrès de la FPJQ.
Simplement, le journalisme, même s’il n’est pas infaillible, est une démarche, et ça n’est pas évident de faire de l’information avec des collaborateurs qui ne sont pas rompus à cette démarche, et qui veulent être publiés pour toutes sortes de raisons.
Bref, d’un côté, c’est « catastrophique », et de l’autre c’est une bouée de sauvetage. Visiblement, et sans rien enlever à la contribution citoyenne, on n’est pas exactement en train d’élever les standards.
Je voudrais répondre directement à la réponse de M. Déry, mais il n’a pas de bouton répondre sous sa réponse. M’enfin.
Merci, encore une fois, des précisions. Je ne savais pas que les pigisites étaient invités à devenir bénévole. Ça change la donne.
Je me souviens avoir lu dans Le Trente, oui, le fondateur de Rue89 avoir mentionné le côté catastrophique du citoyen. Pour, entre autre, le côté vérification des informations. Ce n’est plus directement et il y a un filtre, en effet.
Sinon, je suis d’accord qu’on a pas encore atteint la parfaite relation avec ce courant du journalisme-citoyen. Un texte bien intéressant à ce propos, d’ailleurs, sur Rue89 (eh!): http://www.rue89.com/presse-sans-presses/2010/02/22/au-social-media-club-les-nouveaux-metiers-du-journalisme-139893.
Néanmoins, l’argument de se partir son propre blogue tant qu’à être bénévole n’est pas si fort que ça, malgré tout. Je répète que l’un ou l’autre revient un peu au même selon moi, tout dépend des goûts et des besoins de chacun. Des communautés avec ou composé seulement de blogueurs bénévoles, y’en a déjà plusieurs.
@Patrick Déry
Bonjour,
Je n’ai jamais dit que les contributions d’internautes étaient « catastrophiques »! J’ai constaté que la plupart des expériences où des internautes s’étaient risqués, sans l’aide de la rédaction, à des articles de type « journalistiques » -de ceux où il faut vérifier des informations- avaient tourné à la catastrophe.
Mais les internautes sont précieux pour l’analyse, le témoignage, la collecte d’information, l’expertise, et évidemment le commentaire… Et c’est avec eux que nous « produisons » chaque jour nos informations.
Pour ce qui est des salaires des journalistes de Rue89, ils sont conformes à la grille de la Convention collective des journalistes de la presse quotidenne nationale.
@Pascal Riché
Bonjour Monsieur Riché,
Merci pour la précision. C’est spécifiquement à cela que je faisais référence, lorsque je disais que Rue89 avait cessé de publier directement les contributions citoyennes.
Quant aux salaires, il est intéressant que vous rappeliez la solution française. Peut-être serait-il temps que le Québec s’inspire de ce genre de solutions pour régler le problème de la sous-rémunération des journalistes, plus aigü encore dans les nouveaux médias, en même temps que la définition de journaliste devient de plus en plus floue.
Je doute qu’on en arrive à une tarification mur à mur – et ça n’est peut-être pas la meilleure solution pour le Québec de toutes façons – mais il pourrait au moins y avoir des minimums pour quiconque accomplit le travail de journaliste, si on accorde un peu d’importance à la qualité de l’information. Ce qui nous ramène à la question du statut professionnel, un sujet qui refait présentement surface ici.
Salaire ridicule, et pourtant, vous trouverez abondance de jeunes prêts à prendre cette job en alléguant que c’est la seule façon qu’ils perçoivent pour se faire un nom, ou que ça vaut mieux que McDo. Si cette offre existe, c’est parce que le contexte économique des médias et du journalisme l’autorise. On a le choix entre accepter la loi du marché et de l’individualisation des journalistes. Ou bien changer les règles, comme les artistes (UDA) ou les scénaristes y sont parvenus.
Je suis le responsable de cette offre de collaboration, qui semble révolter plusieurs journalistes. Je publierai d’ici quelques jours un texte amenant quelques éléments de contexte, mais je voudrais préciser tout de suite:
1) que BRANCHEZ-VOUS! est, à ma connaissance, l’une des rares entreprises indépendantes des médias traditionnels à avoir, au cours des quinze dernières années, employé et rémunéré – justement je crois – des journalistes web et que nous allons continuer à le faire;
2) que le projet Québec89 est mené, autant que possible, d’une façon indépendante de nos autres sites (et que, dans nos autres sites, tous les journalistes et blogueurs réguliers sont rémunérés);
3) que, même s’il est parfaitement exact que nous sommes une entreprise à but lucratif, la formulation de cette offre vise simplement à permettre le maintien du site et non à augmenter un profit – inexistant dans le cas de Québec89. Il me semble c’est un objectif louable et plus bénéfique que préjudiciable à la communauté journalistique québécoise.
Je tiens enfin à dégager clairement Rue89 de toute responsabilité quant à cette situation. (Nous avons un partenariat avec eux mais sommes seuls gestionnaires de Québec89.)
Monsieur Pierra,
C’est une excellente question que vous soulevez, soit celle de la contribution de Quebec89 au journalisme québécois.
Le lancement du site avait en effet soulevé de grandes attentes. Bien des journalistes étaient conscients du lien avec Rue89 qui, lui, est une véritable tentative de faire les choses différemment sur le Web, lancé par surcroît par des anciens du mythique Libération.
Mais alors que Rue89 a mis de l’avant des ressources importantes et planifié une rentabilité à long terme, en plus de comporter quelques plumes de haut calibre, Québec89 semble avoir pris la route du risque et de l’investissement minimaux, avec des collaborateurs pour la plupart peu expérimentés et peu rémunérés, et maintenant plus du tout. Comme si on avait espéré que le prestige associé au nom Rue89 suffise à donner un élan à son émulation québécoise, sans égard à son contenu.
Si l’engagement envers le journalisme est important pour Branchez-Vous!, pourquoi ne pas donner à Québec89 les ressources qu’il mérite, quitte à ce que d’autres parties de Branchez-Vous! le supportent financièrement, plutôt que de le laisser devenir une pâle copie de ce qu’il aurait pu être? D’ailleurs, si Quebec89 cherche des journalistes Web d’expérience pour encadrer sa jeune équipe, il y en a sûrement un ou deux du côté de RueFrontenac – je dis ça comme ça – qui seraient prêts à relever le défi.
En fait, c’est peut-être révélateur de la nature de la relation qu’entretien Branchez-Vous! avec le journalisme et l’information de façon générale. À part pour sa section technologies, la contribution de Branchez-Vous! à la couverture de l’actualité se résume essentiellement à du repiquage et de la réécriture d’informations produites ailleurs ou, si vous préférez, à siphonner des revenus de publicités en générant des clics grâce à de l’information dont la production a été payée par d’autres médias.
En ce sens, Branchez-Vous! n’est pas tellement différent de Google News et Yahoo News!, et cause probablement plus de tort que de bien à l’écosystème médiatique québécois, tant au niveau de l’offre d’information que des conditions de travail des journalistes.
Si vous voulez publier une réponse plus détaillée, il me fera plaisir de le faire dans un billet séparé de celui-ci. Vous pouvez me la transmettre à redaction@trente.ca
Monsieur Déry,
Une partie de votre réponse à M. Pierra se matérialise pour moi aujourd’hui… Une intervenante de Branchez-vous «repique» (vous avez bien écrit «se résume essentiellement à du repiquage») une nouvelle de chez moi, http://blogosphere.branchez-vous.com/2010/03/leducation_par_la_censure.html
Le jugement de valeur que vous portez envers Branchez-vous me paraît pernicieux. Jusqu’où pouvez-vous aller pour démontrer votre thèse? Dans mon cas, j’aime bien le travail de celle qui «repique». Je me demande même si Branchez-vous n’était pas là, s’il y en aurait d’autres pour repiquer d’aussi futiles propos que ceux que je porte sur la censure dans les écoles…
Monsieur Asselin,
Je ne parle pas des blogues. Tant mieux si ceux de Branchez-Vous! ou d’autres font écho à vos propos (d’ailleurs, prière de m’expliquer où j’ai qualifié vos propos de futiles, puisqu’il n’en a jamais été question).
Le « jugement de valeur » que je porte à l’égard de Branchez-Vous! est le suivant: allez consulter les sections de nouvelles internationales, municipales et locales (la couverture de l’actualité ne se résume pas aux blogues). Vous verrez que plusieurs articles ne comprennent aucune source. On est, simplement, parti d’une nouvelle publiée dans un autre média, par exemple La Presse ou LCN, ou un peu des deux, pour écrire un article, sans aller sur le terrain et sans contacter aucune autre source. Et puis, on a ajouté une signature.
C’est ça du repiquage: prendre le travail de quelqu’un d’autre et le reformater. Ça se fait partout, et il ne faut pas s’offusquer de la brève occasionnelle ou du complément d’information. Après tout, l’information est un bien public.
Mais lorsque le plan d’affaires d’un média est en partie basé sur la réécriture d’informations recueillies et traitées par un autre média qui a payé pour le faire, et sans donner la source par surcroît, il me semble qu’il y a un problème.
D’où la comparaison avec Yahoo! News et Google News, qui vivent de revenus publicitaires dérivés de nouvelles produites par d’autres.
Si j’ai laissé croire que vous aviez «qualifié mes propos de futiles», je m’en excuse, car tel n’était pas le cas. Ma formule se voulait un forme d’ironie voulant exprimer que souvent, ce qui se trouve sur les blogues est souvent jugé «futile» par les «pros de l’info». Ma formule n’était pas claire, manifestement.
Sur le reste, je comprends de votre argument que le repiquage «Ça se fait partout», mais que c’est moins acceptable d’un média qui se distingue par sa couverture de «l’actualité numérique». Vrai que BV n’est pas ce qui est de plus original pour la couverture des nouvelles internationales, en général, mais je/on ne consulte pas BV pour ça. Pour le municipal et le local, en dehors de ce qui touche le numérique, c’est possible (bien que j’aimerais consulter des chiffres pour en être certain).
Le fond de mon message était que je trouve que vous regardez de bien haut BV… Mais bon, c’est votre point de vue!
Y’a pas de mal.
Ceci dit, je travaille pour un média quasi-communautaire publié par un organisme à but non-lucratif. Je serais très mal placé pour regarder quiconque de haut!
Pour le repiquage, pour être clair: ce n’est pas plus acceptable dans un média traditionnel que dans un média numérique. Et la moindre des choses serait au moins de donner en tout temps le crédit, de mettre le lien, et de permettre au média qui a produit la nouvelle d’en retirer les bénéfices.
Par contre, force est de constater que la pratique est plus répandue dans les nouveaux médias, qui engagent moins de journalistes pour couvrir l’actualité que les médias dits traditionnels, qui luttent présentement pour leur survie.
Les journalistes des nouveaux médias faisant moins de terrain et d’enquête, et ayant généralement moins de temps à consacrer à l’activité de cueillette de l’information, c’est l’ensemble de la couverture de l’actualité qui s’appauvrit.
Et ça, ça m’apparaît inquiétant.
Monsieur Pierra,
J’ai une vaste expérience en journalisme, notamment dans l’industrie alimentaire, et je suis scandalisé par cette offre.
Jamais je ne m’abaisserai à travailler pour si peu, à moins que vous insistiez.
Je comprends les réticences des journalistes professionnels à cautionner ce genre d’offre d’emploi. En même temps, si on se met du côté des jeunes qui sortent de l’université et qui réalisent que les quelques milliers de dollars qu’ils ont dépensé à l’université dans leur programme de journalisme ne valent absolument rien, un job à 10$ de l’heure pour faire ce qu’ils aiment vaut beaucoup plus cher qu’un job à 10$ chez McDo. Pour les parents, amis et la famille, c’est la même chose: tu as au moins un job dans ton domaine, plutôt qu’une besogne de réchauffeur de hamburgers…
C’est là le problème: Il y a tellement de jeunes journalistes qui se pêtent la gueule en réalisant que l’université (ou les écoles spécialisées) ne valent pas une expérience professionnelle aux yeux des dirigeants médiatiques, qu’ils sont prêt à tout pour ne pas rentrer dans le domaine du commerce du détail ou de la restauration. Comme accepter moins cher pour faire ce qu’ils aiment faire.
Et comme il est parfois difficile de voir la différence entre un organisme à but non-lucratif, un média de journalisme-citoyen qui fonctionne avec un budget minime et une compagnie qui utilise du « cheap labor », on en vient à ne plus savoir si le sacrifice vaut la chandelle ou non, si ce bénévolat/stage non-rénuméré/travail au salaire minimum va bel et bien aider ce jeune journaliste en devenir à aller plus loin dans sa démarche.
Pour beaucoup, une pige est une pige, peu importe la compensation monétaire qui suivra. J’ai vu une offre dans un média montréalais il y a quelques années qui offrait un stage non-rémunéré pendant un mois de temps, 40 heures par semaine, pour un remplacement de maternité. J’aime beaucoup moins ce genre d’hypocrisie que l’offre de Quebec89 qui est, somme toute, dans l’air du temps, qu’on soit d’accord ou non.
L’offre a disparu!
Le poste a-t-il été comblé ou l’idée a été abandonnée?
Tout récemment, il y avait une offre d’emplois guère plus reluisante au Journal 24h, où l’on payait 15 $/l’heure pour un réviseur d’épreuves à la pige, mais qui devait travailler dans un horaire très contrôlé par la direction de la rédaction, et dans les locaux même du journal.
À mon avis, ces conditions étaient tout aussi scandaleuses que celles décriées ici.
Difficile de corriger des épreuves d’un quotidien à partir de la maison quand bon nous semble, non?
Bonjour,
il serait bon de souligner la différence entre un salaire et une pige, car je vois que les deux termes sont utilisés (mélangés ?) dans le billet et dans les commentaires.
Ici, il s’agit bien d’une pige (= travail autonome) puisqu’on parle de présentation de facture.
Sur le montant de la pige, le journaliste devra payer ses charges (RRQ, assurances,…).
Le revenu net horaire sera donc inférieur au 10$.
Par ailleurs, si le travailleur autonome n’est pas libre de ses horaires notamment, Revenu Québec considèrera qu’il s’agit d’un rapport d’employeur à salarié… avec les charges sociales applicables.
combien vous pensez gagne un blogger ?
[...] Le Trente et journalisme chez Rue 89 et Branchez-vous. [...]