L’AJIQ satisfaite de son entente avec Gesca

Mercredi 3 mars 2010
Par Annabelle Blais
www.ajiq.qc.ca

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En 1999, l’Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ) avait demandé à la Cour supérieure du Québec l’autorisation de déposer un recours collectif de 30 millions de dollars contre CEDROM-SNi et une dizaine de journaux et de magazines qui ne respectaient pas les droits d’auteur des pigistes. Le 28 février, l’association annonçait qu’une entente avait finalement été conclue avec la direction de Gesca, un des groupes de presse concernée.

L’entente prévoit une hausse des tarifs à la ligne pour les journalistes pigistes. Ces derniers seront dorénavant payés 4 $ la ligne, soit 120 $ le feuillet. De plus, ce tarif sera indexé chaque année selon l’indice des prix à la consommation. Rappelons que le tarif précédent était de 2 $ la ligne pour les débutants (environ 60 $ le feuillet) et pouvait augmenter jusqu’à 3 $ la ligne.

L’AJIQ se réjouit de cette entente. Gesca a également accepté de verser à l’association la somme de 35 000 $. L’argent ne sera pas directement distribué aux pigistes ayant collaboré avec Gesca puisqu’il serait laborieux d’établir une liste de tous ceux lésés par les anciens contrats du groupe de presse. «On trouvait plus utile de prendre l’argent et de l’utiliser au bénéfice de nos membres, à travers les services, des formations, en continuant notre combat, etc.», explique Nicolas Langelier président de L’AJIQ.

En contrepartie, l’entente prévoit que le collaborateur accorde une licence sur la première publication du texte, le droit de le reproduire, une seule fois, dans les autres journaux de Gesca et sur leurs sites Internet. Cela inclut le droit de le céder à CEDROM-SNi. «Le collaborateur pigiste ne perd pas ses droits, il accorde une licence qui autorise à reproduire le texte selon des conditions bien définie», précise M. Langelier.

«On est très content de cette victoire, c’est ce pour quoi l’on s’est toujours battu. André Bélanger, qui est notre représentant dans ce recours collectif, est également satisfait», ajoute-t-il. Certains journalistes indépendants s’inquiètent toutefois du fait que Gesca fasse de moins en moins appel aux pigistes. Mais M. Langelier souligne qu’il a reçu de nombreux commentaires positifs concernant ce nouveau contrat type. «Et ça me fait particulièrement plaisir de constater que beaucoup de bons commentaires viennent de pigistes d’expérience qui ont mené plusieurs combats».

De plus, cette entente avec un groupe de presse aussi important vient confirmer le rôle de l’AJIQ. «On nous reconnaît comme interlocuteur», indique M. Langelier. Quant à savoir si l’entente pourrait encourager les autres journaux et magazines concernés par le recours collectif à conclure un accord, M. Langelier demeure prudent. «Ça reste à voir… Notre porte est ouverte aux négociations», dit-il. Rogers, Trancontinental et le journal Voir restent visés par les procédures judiciaires et à l’heure actuelle, aucune négociation n’est en cours.

Le contrat-type entre l’AJIQ et Gesca
Le communiqué émis par l’AJIQ à la suite de l’entente

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2 commentaires sur “L’AJIQ satisfaite de son entente avec Gesca”

  1. Anne Marie Parent

    Je collabore à l’occasion au journal Le Soleil à Québec, dans le cahier Voyages. Mes textes sont souvent repris dans plus d’un autre quotidien du groupe Gesca (La Presse, La Tribune, La Voix de l’Est et Le Droit, la plupart du temps).
    Comment sera gérée cette situation? Sait-on ce qui pourrait arriver, si un 3e journal veut reprendre mon texte? (selon la nouvelle entente: droit de reproduire une seule fois après la première publication). Dans le fil de presse de Gesca, y aura-t-il une mention «Déjà reproduit. Ne plus le prendre» devant notre article??? (comment contrôler ça?) Ou si ce sera possible, mais avec dédommagement? A-t-il été question de droits de reproduction supplémentaires? Et à quel tarif? (je suggérerais 50 % du cachet initial)
    Bref, à qui faut-il poser la question chez Gesca?
    Merci!

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