Un nouveau blogue média dans la blogosphère
Lancé il y a quelques jours, le blogue de la chroniqueuse Nathalie Collard explore le monde des médias.
«Je suis responsable d’une chronique médias dans le journal La Presse. Cela allait de soi d’avoir un blogue. Je crois beaucoup à l’interaction avec les lecteurs», explique celle qui a déjà occupé un poste d’éditorialiste pour le quotidien.
Même s’il parle des médias, le blogue ne s’adresse pas seulement aux journalistes!
«Il ne faut pas que ça devienne une poutine interne. Je n’y parlerai pas nécessairement des conditions de travail des journalistes ou de la profession. Le magazine Trente le fait déjà. Le défi, c’est de rejoindre des connaisseurs autant que des lecteurs moins spécialisés.»
Quels seront les sujets abordés? «Présentement, j’explore et je n’ai pas de limite. Le blogue me permet d’intervenir plus rapidement que sur l’édition papier. Et aussi, certains sujets ne valent pas la peine d’être traités dans le journal, mais ils ont leur place sur le blogue.»
Le blogue de Nathalie Collard: http://blogues.cyberpresse.ca/collard/


Janvier 2011
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Bonjour,
Savez-vous si le nom « Trente » a t-il une signification précise ?
merci,
Dorianne
Bonjour,
Traditionnellement, les journalistes terminent un article en mettant un -30- pour marquer la fin du texte.
Le magazine, qui s’appelait autrefois « Le30″, en référence à la pratique, a changé il y a quelques années son nom pour « -trente- ».
Quant à l’origine exacte de l’utilisation du mot, il y a plusieurs hypothèses, certaines moins farfelues que d’autres, toutes invérifiables: un code secret pendant la guerre, la réutilisation d’un code télégraphique, un journaliste qui est mort sur sa machine à écrire en écrivant le chiffre maudit, etc.
Mon hypothèse, pour ce que ça vaut: les traditionnels XXX qui ont souvent servi à mettre fin à une missive ont éventuellement été réinterprétés comme des chiffres romains, volontairement ou non, et « traduits ». Mais c’est une pure supposition. Personne ne sait vraiment.
Merci de nous lire.
Pour compléter la réponse de M. Déry, on trouve quelques explications dans le livre « L’écriture de presse », de Line Ross.
L’une d’elles veut que le symbole typographique (-30-) ait été utilisé pour commémorer le décès d’une trentaine de typographes lors de l’incendie d’une imprimerie de Londres.
Une autre fait référence à « thirty », dérive de « thirsty », (assoiffé en anglais), expression qui aurait été utilisée par une bande de journalistes qui, après la rédaction du journal, allaient boire une bière.
Mais selon le livre de Ross, l’explication la plus crédible remonte à la Première Guerre mondiale, et serait un élément de code utilisé par les officiers de l’armée anglaise, pour indiquer la fin d’un message.