Bruno Guglielminetti est-il passé du côté obscur de la force?

Mercredi 26 mai 2010
Par Annabelle Blais
Bruno Guglielminetti <br />Photo: Groupe CNW/Cabinet de relations publiques NATIONAL

Bruno Guglielminetti Photo: Groupe CNW/Cabinet de relations publiques NATIONAL

Au début du mois de mai, Bruno Guglielminetti annonçait qu’il quittait Radio-Canada pour joindre les rangs, en juin, du Cabinet de relations publiques National à titre de directeur de la communication numérique à Montréal.

Ce choix peut en surprendre plus d’un, surtout ceux pour qui les relations publiques restent avant tout un épisode de Mirador. Mais pour Bruno Guglielminetti, cela représente une belle opportunité. En effet, le journaliste-réalisateur a commencé sa carrière à l’âge de 23 ans, directement à Radio-Canada. «J’ai aujourd’hui 45 ans et c’était le bon moment pour voir autre chose dans la communication», explique-t-il.

Il faut dire aussi que M. Guglielminetti était avant tout réalisateur pour la chaîne puisqu’il n’y a pas, pour le moment, de poste à temps complet pour un journaliste spécialisé dans les nouvelles technologies. «J’avais le goût de travailler à temps plein sur les nouvelles technologies et ce n’était pas possible à Radio-Canada dans le contexte actuel», affirme M. Guglielminetti.

Et pour le journaliste spécialiste des nouvelles technologies, ce passage vers les relations publiques n’est pas ce que plusieurs considèrent comme un passage vers le côté obscur de la force. «Je vois plutôt ça comme une autre façon de faire profiter la société de ce que je sais… et pour voir ce que je peux faire pour aider les entreprises à communiquer avec les citoyens ou leurs clients. Je n’y vois pas de problèmes ou de côtés négatifs».

L’homme y voit plutôt un défi. «Il y a un schème de communication qui a changé, rappelle-t-il. Longtemps, l’unique moyen de communiquer pour les acteurs de l’actualité était les médias. Maintenant avec les médias sociaux, notamment, il est possible de parler directement avec les consommateurs et les clients. Je me dis que c’est quelque chose qui peut être intéressant pour les entreprises et les citoyens, et j’ai le goût d’essayer.»

Le changement de cap n’était pas spécialement au planning du journaliste. «Ça aurait pris quelque chose de vraiment gros pour me faire quitter Radio-Canada et ça a été le cas». Il précise d’ailleurs qu’il ne serait pas parti avec une autre boîte de relations publiques. «National, c’est pancanadien, c’est les plus gros. J’aurais refusé les autres offres. Je suis en confiance.»

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3 commentaires sur “Bruno Guglielminetti est-il passé du côté obscur de la force?”

  1. Olivier Côté

    J’ai un énorme respect pour Bruno Guglielminetti, je suis sont carnet techno depuis pratiquement ses débuts et j’ai presque l’impression de le connaitre, depuis toutes ces années.

    Cela dit, c’est un peu épeurant à mon sens que les cabinets de relations publiques cherchent ainsi à aller consulter des gens qui ont des connaissances énormes dans les nouvelles technologies. Le risque de dérapage est grand. Je n’ai rien contre une compagnie qui s’identifie clairement sur Twitter et qui envoie de ses nouvelles aux gens qui veulent bien la suivre. Je n’ai rien non plus contre une compagnie qui cherche à savoir ce qui se dit d’elle dans la société et l’Internet peut être une façon d’y parvenir.

    Mais, il y a des limites. Je vais utiliser l’exemple sur utilisé du Bixi et de son faux blogue. Ça, ce n’est pas acceptable. Je ne trouve pas non plus acceptable que des compagnies trompent les gens en bourrant des forums de discussion de messages venant supposément de clients emballés par leurs produits. Bref, c’est possible de voler l’Internet et son immense pouvoir de communication pour le détourner en faveur de la publicité mal honnête.

    Je crains que ces pratiques en viennent à tuer les forums de toute sorte.

    Ça prend un bon code d’étique et il est clair que ce n’est pas tout le monde qui en a un! (Et qui le respecte!).

    J’ai d’ailleurs remarqué ce genre de pub qui inondait un forum de discussion au sujet d’un produit amaigrissant. C’était clair que certains des messages positifs venaient de la compagnie. Comment démêler le vrai du faux, après cela?

  2. Jean

    Bonne chance pour ton nouvel emploi! J’espère que tu seras toujours présent sur les twitts…

  3. Olivier Noël

    J’ai bien hâte de voir M. Guglielminetti travailler pour la firme National qui travaille pour la compagnie Uranifère Uracan sur la Côte-Nord et qui essaye de nous convaincre que l’uranium c’est bon pour le Québec.

    Je sens que nous allons avoir des beaux débats sur Internet dans les prochains mois.

    Olivier Noël
    Sept-ÃŽles sans Uranium

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