Bruno Guglielminetti est-il passé du côté obscur de la force?

Bruno Guglielminetti Photo: Groupe CNW/Cabinet de relations publiques NATIONAL
Au début du mois de mai, Bruno Guglielminetti annonçait qu’il quittait Radio-Canada pour joindre les rangs, en juin, du Cabinet de relations publiques National à titre de directeur de la communication numérique à Montréal.
Ce choix peut en surprendre plus d’un, surtout ceux pour qui les relations publiques restent avant tout un épisode de Mirador. Mais pour Bruno Guglielminetti, cela représente une belle opportunité. En effet, le journaliste-réalisateur a commencé sa carrière à l’âge de 23 ans, directement à Radio-Canada. «J’ai aujourd’hui 45 ans et c’était le bon moment pour voir autre chose dans la communication», explique-t-il.
Il faut dire aussi que M. Guglielminetti était avant tout réalisateur pour la chaîne puisqu’il n’y a pas, pour le moment, de poste à temps complet pour un journaliste spécialisé dans les nouvelles technologies. «J’avais le goût de travailler à temps plein sur les nouvelles technologies et ce n’était pas possible à Radio-Canada dans le contexte actuel», affirme M. Guglielminetti.
Et pour le journaliste spécialiste des nouvelles technologies, ce passage vers les relations publiques n’est pas ce que plusieurs considèrent comme un passage vers le côté obscur de la force. «Je vois plutôt ça comme une autre façon de faire profiter la société de ce que je sais… et pour voir ce que je peux faire pour aider les entreprises à communiquer avec les citoyens ou leurs clients. Je n’y vois pas de problèmes ou de côtés négatifs».
L’homme y voit plutôt un défi. «Il y a un schème de communication qui a changé, rappelle-t-il. Longtemps, l’unique moyen de communiquer pour les acteurs de l’actualité était les médias. Maintenant avec les médias sociaux, notamment, il est possible de parler directement avec les consommateurs et les clients. Je me dis que c’est quelque chose qui peut être intéressant pour les entreprises et les citoyens, et j’ai le goût d’essayer.»
Le changement de cap n’était pas spécialement au planning du journaliste. «Ça aurait pris quelque chose de vraiment gros pour me faire quitter Radio-Canada et ça a été le cas». Il précise d’ailleurs qu’il ne serait pas parti avec une autre boîte de relations publiques. «National, c’est pancanadien, c’est les plus gros. J’aurais refusé les autres offres. Je suis en confiance.»


Janvier 2011
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