Le Conseil de Presse réagit au départ de Quebecor
Le Conseil de Presse a officiellement réagi hier par communiqué au départ de Quebecor de l’organisme. Rappelons que l’entreprise de Pierre Karl Peladeau avait même menacé le Conseil au moment de se retirer : «Dans le cas ou le Conseil de presse traitait néanmoins de telles plaintes contrairement à notre opposition, soyez avisés que les journaux de Quebecor le tiendront responsable de tous dommages et préjudices subis par ceux-ci.»
Le Conseil a d’abord expliqué à l’entreprise la portée de son geste : «En se retirant du Conseil de presse du Québec, les journaux de Quebecor brisent un contrat social qui les lie avec leur public et rompent leur promesse de répondre de leurs gestes devant le seul tribunal d’honneur de la presse québécoise.»
Le président du Conseil, John H. Gomery, n’a pas nié en conférence de presse hier que le départ de Quebecor fragilise le Conseil et faisant fi des menaces, il a affirmé que l’organisme continuera à analyser les plaintes des Québécois concernant notamment le Journal de Montréal et le Journal de Québec.
Advenant une poursuite de Quebecor, M. Gomery a confiance qu’un tribunal confirmera le rôle essentiel du Conseil depuis maintenant 36 ans. Il en faut certainement plus pour effrayer un juge à la retraite. D’ailleurs, le président en a profité pour rappeler que l’entreprise de M. Péladeau, en vertu des statuts de l’organisme, se devait d’informer de son départ un an d’avance, ce qui n’a pas été fait. Ainsi, Quebecor se doit de payer sa cotisation annuelle de 45 000 $.
Comme une rencontre est prévue le 15 juillet prochain entre les deux parties (réunion qui était à l’agenda avant même le départ de Quebecor), Le Conseil semble jouer de prudence.

Juillet 2010
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