Rue Frontenac en papier: bilan
Le 28 octobre dernier, Rue Frontenac lançait son hebdomadaire imprimé gratuit. Richard Bousquet, son coordonnateur, fait un bilan après un mois et demi de parution.
Trente : Le tirage est-il toujours le même?
Richard Bousquet :Il se maintient effectivement à 75 000 copies et la distribution commence à se stabiliser. De 1400 points de chute, nous sommes maintenant à presque 1500. Nous procédons à un rééquilibrage de la distribution. Nous avons donc enlevé des copies de certains points de chute pour en ajouter dans d’autres où elles partent en plus grand nombre. En plus des régions de Montréal, de l’Estrie, de la Mauricie et de l’Outaouais, s’est ajoutée celle de Québec. Et nous continuons de recevoir régulièrement des demandes pour de la distribution.
Trente : Sera-t-il possible de s’abonner bientôt ?
R.B. :L’abonnement va être disponible au début de 2011. Nous menons présentement une campagne pour connaître l’intérêt des gens. Mais il faut une quantité minimale d’abonnements dans un secteur pour lancer le service. Le porte-à-porte va être offert à Montréal et à Québec. Dans les autres régions, les gens vont pouvoir aller chercher leur copie à un endroit précis dans leur ville.
Trente : Combien en coûtera-t-il ?
R.B. :L’abonnement à Montréal et à Québec coûtera 4$ par semaine, alors qu’en région, il sera de 3$ par semaine.
Trente : La publicité semble avoir diminué depuis le premier numéro…
R.B. :La première parution était spéciale, parce qu’elle regroupait en majorité des annonceurs syndicaux qui soulignaient le lancement de l’hebdo. La publicité n’a pas nécessairement beaucoup baissé au fil des semaines, mais on s’attendait à ce que ça ne se maintienne pas au point de la première parution. Elle se stabilise toutefois depuis le deuxième numéro. Mais les campagnes de publicité étant prévues sur une période de plusieurs mois, il est plus difficile de convaincre un annonceur d’acheter des espaces des semaines à l’avance. Nous commençons à avoir des ententes, mais elles ne se voient pas encore!
Trente : Justement, qu’adviendra-t-il de Rue Frontenac dans le cas d’un règlement de conflit?
R.B. : Nous développons un plan d’affaires pour que Rue Frontenac continue de vivre après le lock-out. Nous savons que ce ne sera pas 100% des employés qui retourneront travailler au Journal de Montréal. Il faut donc leur offrir une alternative. Tout est conditionnel au nombre d’emplois qui seront conservés au Journal. La partie patronale a dit publiquement qu’elle était prête à laisser tomber la condition qui exigeait que Rue Frontenac ferme ses portes dans le cas d’une entente (moyennant des conditions qui n’ont pas été dévoilées, ndlr), une demande qu’elle avait faite lors du dépôt de ses premières offres en octobre dernier.


Janvier 2011
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