Vos articles sont-ils lisibles?
«J’ai l’impression que la productivité a dû baisser dans les salles de rédaction aujourd’hui, parce qu’il y avait du monde aujourd’hui sur Scolarius», s’amusait Jean-François Dumas, président d’Influence communication, lors de la mise en ligne de son dernier-né, Scolarius, le 2 décembre dernier.
Scolarius? Il s’agit d’un nouveau logiciel en ligne, entièrement gratuit, dont l’objectif est d’évaluer la lisibilité des «communications écrites».
Tout un chacun peut soumettre le texte de son choix, et savoir à quel point il est facile à lire. Scolarius prend en compte la longueur des mots, la longueur des phrases, et celle des paragraphes.
Le résultat prend la forme d’un score (entre 50 et 250), directement proportionnel au niveau de difficulté. Il est également possible de comparer le résultat obtenu à celui d’autres textes d’une même catégorie (articles/nouvelles, éditoriaux, chroniques/reportages, communiqués de presse, etc.).
Scolarius indique aussi le niveau académique approximatif nécessaire à la compréhension du texte : primaire (entre 50 et 89), secondaire (entre 90 et 119), collégial (entre 120 et 149), universitaire (entre 150 et 189) ou initié (190 et plus).
Stéphane Baillargeon, du Devoir, a testé l’outil : «Le Devoir obtient un résultat moyen de 144, le plus élevé des journaux québécois. La Presse est à 129 et RueFrontenac à 131, cinq points au-dessus du Journal de Montréal. Parmi les claviers les plus connus, Patrick Lagacé de La Presse défend un Scolarius très accessible de 86, très loin derrière [ou devant?, ndlr] Chantal Hébert (168), Louis Hamelin (178) et le champion Louis-Gilles Francoeur (203), tous trois du Devoir ».
À titre indicatif, le présent billet obtient – jusqu’ici – un score de 122.
Influence communication a fait passer 4000 articles, chroniques et communiqués de presse dans sa machine pendant la période du 1er au 11 novembre, et relevé les observations suivantes :
- Le résultat moyen d’un communiqué de presse au Québec est de 160.
- Le résultat moyen des quotidiens au Québec est de 130.
- Le résultat moyen d’un éditorial au Québec est de 128.
- Le résultat moyen d’une chronique au Québec est de 122.
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La « lisibilité » des quotidiens, selon Scolarius
Rang Quotidien Moyenne des textes
1- Le Devoir 144
2- La Tribune 138
3- RueFrontenac.com 131
4- Le Soleil 131
5- La Presse 129
6- La Voix de l’Est 128
7- Le Quotidien 127
8- Le Nouvelliste 126
9- Le Journal de Québec 126
10- Le Journal de Montréal 125
11- Le Droit 123
Moyenne totale : 130
Lisibilité par section :
- Économie 144
- Nouvelles générales et politiques 132
- Arts et spectacles 126
- Sports* 117
*La section des sports est la seule section qui corresponde à un résultat de niveau secondaire.
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Les dix chroniqueurs et éditorialistes les plus « lisibles » (i.e., avec le résultat Scolarius moyen le plus bas)
1- Stéphane Laporte, La Presse 57
2- Jean-Simon Gagné, Le Soleil 69
3- Danielle Laurin, Le Devoir 77
4- Michel Beaudry, Journal de Montréal 77
5- Pierre Foglia, La Presse 82
6- Bruno Blanchet, La Presse 84
7- Serge Touchette, Rue Frontenac 84
8- Patrick Lagacé, La Presse 86
9- Ariane Krol, La Presse 88
10- Ronald King, La Presse 91
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Les 10 chroniqueurs et éditorialistes avec le résultat le plus élevé (on n’ose pas dire qu’ils sont « illisibles »…)
1- Louis-Gilles Francoeur, Le Devoir 203
2- Richard Hétu, La Presse 183
3- Jean-Philippe Décarie, Rue Frontenac 182
4- Louis Hamelin, Le Devoir 178
5- Éric Desrosiers, Le Devoir 172
6- Chantal Hébert, Le Devoir 168
7- René Beaudin, Le Soleil 163
8- Louis Cornellier, Le Devoir 162
9- Lysiane Gagnon, La Presse 162
10- Élisabeth Fleury, Le Soleil 159
Source: Influence communication
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Pour vous amuser : http://scolarius.com/
D’autres articles sur le sujet :
L’échelle de Scolarius – Un nouvel outil pour évaluer la lisibilité d’un texte, Le Devoir
Scolarius – Les avantages de faire simple, Rue Frontenac


Janvier 2011
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Le lien pour l’article vers Rue Frontenac (http://ruefrontenac.com/spectacles/188-medias/30929-scolarius-influence) ne fonctionne pas, si c’était supposé en être un – ce n’est qu’un texte sous-ligné en ce moment.
Ceci dit, j’étais bien sceptique au début. Mais, effectivement, on parle de lisibilité et non de compréhension, même si je trouve les deux intimement liés.