Parent pauvre, les hebdos sont néanmoins appréciés

Lundi 21 février 2011
Par Lise Millette

 Pas moins de 80 pour cent des Québécois considèrent les journaux hebdomadaires comme un rouage important d’une démocratie et 63 pour cent affirment qu’ils s’ennuieraient de leur hebdo s’il venait à disparaître.

Ces données sont tirées d’un sondage Hebdos Québec/Léger Marketing réalisé auprès de 1000 personnes entre le 24 et le 27 janvier.

Gilber Paquette, directeur général d’Hebdos Québec, attribue ces statistiques optimistes au vent de suspicion qui souffle sur le monde municipal.

«Avec tout ce que nous observons en politique municipale depuis plusieurs mois, notamment en ce qui a trait aux allégations de corruption, le citoyen cherche à s’informer sur la situation qui prévaut dans sa propre localité. L’hebdomadaire regorge d’informations locales que le public ne peut trouver ailleurs, ni à la télé, ni à la radio, ou encore dans les quotidiens », a-t-il soutenu.

L’intérêt pour la nouvelle locale se trouve également confirmé par ce sondage. M. Paquette y voit d’ailleurs une démonstration de l’attrait pour ce que l’on nomme désormais «nouvelle de proximité» ou encore «l’hyperlocal».
 
Toujours selon les répondants, 24 pour cent des Québécois affirment que leur intérêt pour la nouvelle locale a augmenté ces dernières années. De toutes les régions de la province, c’est dans la ville de Québec que ce bond s’est fait le plus marqué.

Les données du sondage ont été pondérées selon l’âge, le sexe, la langue maternelle, le degré de scolarité, la composition du foyer (avec ou sans enfant) et la région, de façon à garantir un échantillon représentatif de la population québécoise.

La firme de sondage estime que la marge d’erreur est de 3,1 %, 19 fois sur 20.

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